Le patrimoine bâti
Monuments aux morts

Monuments aux morts


Monument aux morts inauguré en 1951

Avenue Foch

(circuit mémoriel)

Monuments aux morts

Un monument aux morts « qui ne glorifie ni héros, ni guerre, ni patriotisme », mais les victimes quelles qu’elles soient. Voici le souhait de la ville d’Altkirch après la Seconde Guerre Mondiale lorsque l’heure était à la commémoration des victimes du conflit. Deux artistes parisiens (Messieurs Bassarab et Chavignier) furent chargés du projet. Ils réalisèrent, sous le titre «As de trèfle», un monument mettant en scène un homme nu sur le point de mourir. Les quatre colonnes massives qui l’entourent ne vous auront pas échappées. Elles représentent les forces inhumaines qui se déchaînent au cours des conflits et qui écrasent les victimes. Le monument fut inauguré en 1951. Un square a été aménagé tout autour de manière à ouvrir un large point de vue vers Belfort et les lignes avancées du front de  la guerre 14-18. C’est là, sur la 1ère ligne allemande que la galerie Kilian a été découverte en 2010 après avoir été enfouie pendant 92 ans. Vous pourrez, d’ailleurs, la découvrir au Musée Sundgauvien d’Altkirch dès novembre 2013.

La fresque à l’arrière du monument est un hommage à la vie, à l’homme et à l’humanité.

Monument aux morts fresque de 1951


Vue panoramique sur la ligne de front de la guerre 14/18

Vue panoramique Kilianstollen

Un square entoure le monument, situé avenue Foch, qui offre une vue magnifique vers Belfort et l’ ancien front de la guerre de 14/18 où vient d’être découverte la galerie Kilian.

La galerie KILIAN

Tranchée Kilianstollen PAIR

Dégagée lors des travaux d’aménagement organisés par le Conseil Général du Haut Rhin préalablement à la construction de la déviation d’Aspach–Thalmatten, la galerie Kilian ou Kilianstollen est une galerie de bois souterraine, destinée à abriter les soldats allemands pendant la première guerre mondiale. Elle a été construite au niveau de la première ligne de front allemand et a été bombardée par l’armée française le 18 mars 1918.

La Kilianstollen a fait l’objet d’une fouille préventive menée par le Pôle archéologique Inter départemental Rhénan (PAIR). Ce vestige comprend une partie immobilière (la galerie de bois) et une partie mobilière (aménagement et effets personnels des soldats).

Découverte de la Galerie Kilian sur la ligne de front  allemande de la guerre 14/18  (sur le ban communal de Carspach)
Reconstitution en 3D au Musée Sundgauvien d’Altkirch sous la direction du  PAIR de Sélestat.

Kilianstollen photo DNA

Monument en hommage aux incorporés de force et aux prisonniers de Tambov

Tambov

La Grande Guerre de 14/18 et la seconde Guerre mondiale ont balloté l’Alsace entre deux cultures, germanique et française. Le Sundgau a payé un lourd tribut et le  monument aux morts d’Altkirch est le dernier lieu de recueillement et de mémoire face à l’oubli. Il est le dernier vestige d’un passé et perpétue le souvenir des combattants morts dans ce qui fut le premier conflit moderne européen du XXème siècle.

La sculpture d’un prisonnier du camp de Tambov se veut le témoignage de l’incorporation de force des alsaciens pendant la seconde guerre mondiale. Elle a été offerte par l’association des anciens de Tambov en Alsace. Elle est l’œuvre du sculpteur Olando Longhi.

Ce monument a été inauguré le 28 avril 2001.

Le 8ème Régiment de Hussards

Il est arrivé à Altkirch au « Quartier Plessier » en 1965. Auparavant, il tenait garnison à Colmar depuis son retour d’Algérie en 1961.

HISTORIQUE DU RÉGIMENT

Ancien 8e Régiment de Hussards

Fondé en 1793, il prend part à toutes les campagnes : de la Révolution, du Consulat, et de l’Empire. Cette période est dominée par la personnalité du Général MARULAZ. Son étendard porte le nom de quatre victoires : STOCKACH en 1800, AUSTERLITZ en 1805, IENA en 1806 et WAGRAM en 1809. Il est dissous le 12 mai 1814. Réformé en 1840, le Régiment participe aux campagnes d’Italie et à la conquête de l’Algérie.

Il participe à la guerre de 1870 dans l’armée de la Loire et prend part à la seconde guerre mondiale : Bataille de la Marne. Il est dissous en 1929.

Reconstitué en 1951, il part en Algérie et participe aux combats dans le Sud Algérien, dans le Constantinois, sur la frontière franco-tunisienne. Il rentre en 1961, pour tenir garnison à Colmar et est transféré à Altkirch en 1965 au « Quartier Plessier ». Il est dissous en 1993.

Les deux chars EBR offerts à la Ville d’Altkirch par le 8ème Régiment de Hussards à l’occasion de son départ en 1993

EBR Altkirch photo n°2

EBR Altkirch

  

Un cimetière militaire  - nécropole nationale d’Altkirch - a été crée le 18 juillet 1920.

Il est situé dans la basse ville derrière les cimetières israélite et communal. Il renferme les 1785 corps des militaires français des guerres 1914-1918 et 1939-1945 tombés lors des combats se déroulant autour d'ALTKIRCH lors de l'entrée des troupes françaises en Alsace et qui venaient de BELFORT, itinéraire qui fut emprunté durant les deux guerres.

Cette nécropole regroupe les corps exhumés des cimetières communaux de la région BELFORT, ALTKIRCH et du Sud Est de MULHOUSE.

Photo n°1 cimetière


GUERRES 1914 - 1918  et 1939 - 1945 :  1.734 Français dont 912 en 2 ossuaires.15 Russes et 36 Français.

Date de publication: 13/08/2012 08:25
comments powered by Disqus