Le patrimoine bâti
Le temple protestant

Le temple protestant


Le temple protestantconstruit en 1879

au n°16  de la  rue de Ferrette

Temple protestant d'Altkirch

A ses débuts au XVIème siècle, la Réforme n’a pas pu pénétrer dans le Sundgau, dominé par la très catholique Maison d’Autriche. Le Sundgau appartenait aux Habsbourg depuis le mariage de Jeanne de Ferrette en 1324 avec Albert II dit le Sage.

Les Protestants furent interdit de séjour jusqu’en 1789.

Après la révolution, des industriels protestants installèrent dans les dépendances du couvent de St Morand désaffecté un tissage de rubans. La main d’œuvre venait essentiellement de Suisse et était protestante. Et en 1801, les réformés obtinrent le droit d’utiliser pour leurs cultes l’ancienne Église de St Morand en même temps que les catholiques.

En 1813, l’armée réquisitionna l’usine – alors usine Legrand – pour l’utiliser comme magasin et hôpital militaire. En 1817 Louis Mérian, également un réformé, acheta l’ancienne usine et y installa une brasserie. Les cultes protestants se tenaient dans l’ancien réfectoire du couvent.

Mais c’est avec l’arrivée, en 1871, après l’annexion allemande, des fonctionnaires allemands, essentiellement des Prussiens de confession protestante que la communauté protestante qui se réduisait à une quinzaine de familles passa à 630 paroissiens. Un poste de pasteur fut crée.

Grâce à des dons de l'État allemand, des paroisses de Mulhouse et environs, la construction d’un temple fut décidé. Dirigé par l’architecte altkirchois

Temple protestant intérieur

Eugène Schwartz (grand père de Pierre Pfimmlin, Premier ministre de De Gaulle et Maire de Strasbourg), cette construction est achevée en 1879.

Par ordonnance impériale du 4 août 1879, Altkirch devient un poste pastoral de l’État rattaché à l’Église de confession réformée. Le premier culte fut célébré le dimanche 20 juin 1880 par le pasteur Stöber, Président du consistoire de Mulhouse.

Pendant la guerre de 14/18, le temple fut gravement endommagé ainsi que l’orgue construit par le facteur d’orgue Koulen de Strasbourg en 1884.

En 1930 Frédéric Hoffet s’installe au presbytère. Sous le pseudonyme de Frédéric Urmatt, il prit part à l’activité littéraire du groupe d’intellectuels altkirchois avec René Jourdain, De Dadelsen, De Benouville , Breitwieser, Guillevic qui édita "Les soirées d’Altkirch". Il fut l’auteur de plusieurs livres dont le plus connu est : «  Psychanalyse de l’Alsace ».

Extrait de « La Paroisse réformée d’Altkirch » de Robert Scherding (1994).

Date de publication: 14/08/2012 13:38
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