Le patrimoine bâti
Église et prieuré Saint Morand

Église et prieuré Saint Morand


Église et prieuré Saint Morand

quartier St Morand (basse ville)

Implantés dès 1105, collège des Jésuites au XVIIème siècle, transformés en hôpital en 1828, église reconstruite en 1887

Dessin Eglise et prieure St Morand

La première mention du site date de 1105 date à laquelle Frédéric, comte de Ferrette, donne le prieuré à Hugues Sémur, Abbé de Cluny.

Il existait dès le VIIème siècle, à cet endroit, un petit prieuré avec une chapelle en bois dédiée à St Christophe.

Saint Morand officie dans le prieuré dès 1106 : il était alors chargé d’y établir la règle bénédictine. Il parcourut la région pendant dix ans, multipliant les conversions, les guérisons et les miracles. A sa mort, en 1115, il fut inhumé au centre de l'église du prieuré, qui prit son nom. St Morand fut canonisé à la fin du XIIème siècle. En 1191, un incendie dévore le prieuré et la population se réfugie près du château (centre ville d’Altkirch). Le prieur Chuno le fit rebâtir en 1215.

Le tremblement de terre de 1356, l’attaque d’Enguerrand de Coucy en 1375, les assauts des Armagnacs après la Guerre de Cent ans, la Guerre des Paysans en 1525, détruisirent en partie l’Église et le prieuré qui furent reconstruits par les prieurs Grantner (1450-1475) et Gévaudan au XVIème siècle. En 1620 avec l’arrivée des Jésuites, le couvent est reconstruit au XVIIIème siècle. Le prieuré revit avec la création d’un collège jésuite au XVIIème siècle et avec, au XIXème siècle, la célébration d’un grand pèlerinage qui regroupe 50 paroisses le jour de l’ascension et le lundi de Pentecôte. Ce pèlerinage s’est maintenu à St Morand jusqu’à la moitié du XXème siècle.

En 1887, l’Église fut reconstruite selon le style néo-roman

En vous aventurant à l’intérieur, vous pourrez encore vous recueillir devant un gisant représentant Saint Morand et un reliquaire contenant une partie de son crâne offert en 1428 par l’archiduc Frédéric du Tyrol (l’autre partie est dans la cathédrale St Etienne de Vienne (Autriche).

Vous pourrez y admirer également :

Eglise de St Morand

  • Un tympan, sculpture romane exceptionnelle, au dessus de la porte droite de la nef - représentant le Christ et ses apôtres Pierre et Paul,
  • Les pierres tombales des prieurs Chuno (XIVème siècle) et Grantner (XVIème siècle),
  • 2 sculptures récentes de St Christophe (patron des voyageurs) de St Morand et d’une vierge à l’enfant,
  • Une croix en bois d’une dimension hors normes.

Les 2 portes toujours visibles, vestiges du passage des jésuites au XVIIème siècle :

  • la première porte (porte de clôture extérieure) signale l’entrée de l’hôpital sur la route de Bâle,
  • la deuxième porte (entrée du bâtiment) est installée à l’intérieur du hall central de l’hôpital à son emplacement d’origine

Le site  du prieuré très dégradé après la Révolution fut vendu en bien national en 1800.

Il fut racheté en 1828 par la ville d'Altkirch pour en faire un hôpital. Aujourd’hui, l'hôpital d'Altkirch occupe toujours les bâtiments grâce à des restructurations et des agrandissements.

Chapelle Saint Morand du XVIIIème siècle, chef d’œuvre de l’art baroque

(à visiter dans l’hôpital)

Chapelle St Morand

Au 1er étage de l’hôpital d’Altkirch se trouve la chapelle oratoire Saint Morand.

Même si vous êtes bien portant, n’hésitez pas à pousser la porte de cette petite cellule de 5 mètres sur 6.

Selon la tradition, c’est, sur ce lieu même dans l’ancien prieuré,  que Saint Morand serait mort en 1115.

Cette chapelle mérite votre intérêt surtout pour son style baroque et les remarquables peintures de Giuseppe Appiani (1700 -1785) qui en ornent les murs et le plafond.

Les vitraux déclinent des scènes comme la mort de St Morand, la générosité de St Vincent de Paul auprès d’un pauvre et la nativité.

Date de publication: 14/08/2012 13:43
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